Cinquante ans après l'affrontement final, une ombre plane à nouveau sur le monde magique...
 
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 ( Folie météorologique - PV )

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MessageSujet: ( Folie météorologique - PV )   Jeu 27 Aoû - 14:08

    FOLIE METEOROLOGIQUE
    PV PETER MORFOZ .

    Il pleuvait mais personne ne semblait y prêter grande attention à part les rares élèves qui devaient passer par dehors pour rejoindre un abri. Les couloirs étaient sales et mouillés et quelques petits imbéciles faisaient crisser leurs chaussures en se croyant malins. Il était l'heure de déjeuner et les cours étaient interrompus pendant cette période. Le plafond de la Grande Salle reflétait le temps extérieur et les premières années craignaient d'être arrosés en allant déjeuner dans la vaste pièce. Un délicat parfum émanait des cuisines et faisait saliver les retardataires.
    Mais Juliette n'avait plus faim. Elle quittait la Grande Salle, rassasiée, soulagée de pouvoir profiter de quelques minutes de calme en dehors de sa salle de classe. Sa matière biensur, n'était pas la plus étudiée et les élèves ne l'avait pas toutes les semaines. Elle avait donc plus de temps libre que les autres et tentait de le gérer au mieux. De toutes les façons, elle avait toujours été habituée à manger très vite ce qui lui faisait gagner un peu de temps sur sa journée. Elle jeta un dernier coup d'oeil dans la pièce avant de prendre la direction de son bureau. Elle croisa un groupe de filles habillées en jaune et noir qui gloussaient en montrant un petit Serpentard entrain de manger un sandwich énorme. Juliette eu pitié de lui et de ses yeux de chien battu et elle continua sa route. Rusard se chargerait de le punir pour nourriture en dehors de la cantine bien assez tôt.
    La petite brune attrapa l'élastique qu'elle gardait sur son poignet et attacha ses cheveux en une queue de cheval assez grossière. Peu importe la tête que ça lui faisait, au moins elle y voyait clair. Elle monta les quelques marches qui menaient à son bureau et y entra. Elle posa sur sa table un morceau de boeuf enroulé dans de l'aluminium. Elle irait le porter à Protagoniste tout à l'heure. Elle se dirigea ensuite dans sa chambre et décrocha sa cape impérméable du porte-manteau.

    Une fois enroulée dedans, Juliette referma son bureau et redescendit dans le hall. Il pleuvait toujours autant et les grandes fenêtres de Poudlard dégoulinaient. Heureusement, il ne semblait pas y avoir de trace d'orage et la jeune prof quitta l'abri du chateau pour sortir dans le parc. Le premier qui l'aurait vu ainsi l'aurait prise pour une folle. Quelle idée d'aller dehors avec un temps pareil ! Mais elle adorait sentir la pluie sur son visage et le vent dans ses cheveux. Elle se croyait incroyablement libre dans ces moments là.
    Parcourant le parc en courant, elle faillit tomber plusieurs fois en s'enfonçant dans la boue. Mais cela la faisait rire et elle continua de plus belle jusqu'à la rive du lac noir. Celui-ci était déchainé : les vagues s'élevaient de plus en plus haut, s'écrasant régulièrement sur la berge.
    Juliette s'assit en face de l'eau, sur un gros rocher gris. L'arbre qui était derrière elle la protégeait légerement de la pluie mais elle fut vite trempée jusqu'aux os. Tremblant de froid, elle ne cessait de sourire et s'imaginait être une mouette ou un hibou, volant au dessus des vagues meurtières, triomphant du vent et des trombes d'eau. Elle repensa à la manière dont sa mère avait toujours appelé ses instants de pur bonheur sous la pluie : ses folies météo...
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MessageSujet: Re: ( Folie météorologique - PV )   Jeu 27 Aoû - 21:04

    Le dernier cours de métamorphose de la matinée venait de s'achever sous le bruit infernal des gouttes de pluie s'écrasant contre les vitres de la salle de cours. Le professeur Morfoz n'avait pas réussi à en placer une et avait dû lancer ses élèves sur un exercice consistant à transformer un brin d'herbe en une théière au couleur de leur maison. Il s'était alors retrouvé avec une paire de chaussette qui couraient à travers la salle, une bande de bouton multicolore mordant ceux qui essayaient de les attraper et une multitude de bonbons à la menthe qui hurlaient des paroles incompréhensibles. Aucun élève n'avait réussi à faire apparaître une théière. Peter ne se démoralisait pas pour autant : tout le monde ne peut pas réussir du premier coup. D'un mouvement de baguette, il fit disparaître toutes les inventions. Au son de la cloche, les élèves de quatrième année se jetèrent dehors en se dirigeant vers la Grande Salle pour prendre leur déjeuner. Le professeur fit de même en prenant un passage qui se dissimulait derrière une tapisserie. Le passage, sombre, était rempli de petites araignées qui pendouillaient à des fils invisibles. Une main devant lui et un autre pour se protéger le visage, il arriva finalement à l'autre bout du couloir, qui menait dans un placard sous le grand escalier. Il en sortit et à l'aide de son Patronus (car il était redevenu aveugle, son pouvoir de métamorphomage n'avait pas la faculté de faire revivre ses yeux indéfiniment) et marcha d'un pas rapide vers la Grande Salle, surtout guidé par son odorat. Les petits plats concoctés par les elfes de maisons avaient l'air tout aussi délicieux qu'à l'ordinaire. Il faudrait que Peter aille les voir pour les remercier des miracles culinaires qu'ils leur offraient chaque jour de l'année. Les élèves déjeunaient bruyamment et la rumeur des conversations enflait à mesure que d'autres adolescents arrivaient. Ceux qui revenaient des cours de botanique et de soins aux créatures magiques faisaient un curieux bruit aquatique avec leurs chaussures imbibées de l'eau qui tombait au-dehors. Un centimètre d'eau recouvrait le carrelage de la Grande Salle, et il fallait utiliser des trésors de prudence pour ne pas glisser à travers la pièce les quatre fers en l'air. Peter avait le plus grand mal à rester debout et faillit tomber cinq ou six fois. Il arriva enfin à la table des professeurs qui avaient le malheur de se trouver à l'autre bout de la salle. Il se servit de pomme de terre et de poisson qu'il avala en vitesse et un part de tarte à la mélasse et quitta la table. Il n'aurait voulu manquer ça pour rien au monde.

    Le parc du château sous la pluie. Puisqu'il allait être trempé, il employa les grands moyens : une cape ensorcelée avec un Impervius (ce qui allait lui éviter d'être trop mouillé). Il l'étala par terre à côté d'un mur de la Grande Salle, s'assit dedans et hurla un retentissant :" POUSSEZ-VOUS !! Waddiwasi piano. Le sortilège fit bondir à toute allure la cape à travers la salle pour atterrir dans le hall d'entrée dans une gerbe d'eau. Comment aller d'un endroit à un autre en utilisant un cape et une baguette ? Quel bon sujet de dissertation pour des élèves bornés ! Enfin bref. Peter remit sa cape de sorcier qui n'avait pas une goutte d'eau sur elle, rangea sa baguette dans sa poche et passa l'immense porte en bois sculpté en souriant. Dehors, c'était la tempête, le déluge, avec des gouttes bien grosses et bien fraîches qui s'écrasent avec grâce sur le visage et un vent qui défrise et qui fait voltiger les cheveux à des milliers de kilomètres derrière la tête. L'herbe ployait vers le sol, et l'on entendait des oiseaux inconscients défier les bourrasques avec une légèreté utopique. Peter marchait à travers le parc, s'enfonçant jusqu'à la cheville dans la gadoue. Il descendit ainsi sans s'en rendre compte vers le lac, par une descente où dégringolait des quantités des boues gigantesques. En réalité, Peter était plus entraîné par ce fleuve marron qu'il ne voulait se l'admettre et sa voix intérieure se demandait comment il allait faire pour rentrer au château. Mais il était trop heureux au milieu de cette tempête des éléments qu'il ne réfléchissait pas aux quelconques dangers qui le menaçaient. Soudain, il dérapa sur une pierre bien lisse et glissa, glissa, glissa vers l'étendue agitée du lac. Il passa sur un gros rocher où il se cogna contre une forme et puis, dans un gros plouf qui ne s'entendit pas dans le vacarme du vent, il plongea dans la surface glacée et noirâtre de l'eau. Il essaya de remonter à la surface mais une buche qui passait par là lui fracassa le crâne et il sombra, inconscient, dans l'eau boueuse.

    Et pourtant, Peter était sûr d'avoir senti une silhouette sur un rocher, à deux mètres de là...

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MessageSujet: Re: ( Folie météorologique - PV )   Sam 29 Aoû - 16:23

    A présent, elle ne ressentait plus grand chose à travers sa peau engourdie et gelée. Les violents bourrasques de vent lui apportaient des milliers de gouttes de pluie qui s'écrasaient sur son visage et lui piquaient les joues à la manière d'aiguilles à coudre. L'arbre qui se tenait derrière elle se balançait avec force et Juliette se demanda un instant s'il n'allait pas finir pas toucher le sol en ne cessant de pencher dangereusement. Il lui envoyait des feuilles sur sa cape imbibée d'eau et semblait maintenant complètement nu. Pourtant, il restait quelques mois avant l'automne...
    Et elle restait là, assise sur son gros caillou qui commençait à devenir très glissant. Ses dents claquaient sous ses lèvres bleues de froid et ça la faisait rire. En réalité, elle était dans un tel état qu'un rien aurait pu la faire glousser pendant de longues minutes. La tempête glacée avait détaché ses cheveux et les faisait flotter dans tous les sens. Il s'écrasaient parfois sur son visage, fouettant sa peau et ses yeux.
    Tout près, les hautes vagues noires s'entrechoquaient les unes contre les autres, s'arrachant des sons sinistres. Leurs creux devenaient de plus en plus profonds, larges trous sombres au milieu du lac. Juliette leva la tête, et fut bientôt aveuglée par les grosses gouttes de pluie qui tombaient en masse. Elle réussi néanmoins à distinguer d'énormes nuages gris qui s'étaient tassés pour masquer un pâle soleil. Elle prit une grande bouffée d'air - et d'eau par la même occasion - puis détourna son regard vers le lac déchainé. D'anciennes légendes racontaient qu'un calmar géant y vivait et qu'il était inoffensif. Elle aurait donné n'importe quoi pour le voir mais pas maintenant. L'eau devait avoir une température inférieure à 10 degré, ce qui ne la tentait guère. Sa folie avait des limites.
    Elle pensa allez chercher Protagoniste et aller faire un tour dans les airs, et se sentir voler au dessus des éléments en colère. S'imaginant sur la bête squelettique, haut dans les nuages noirs, apercevant les vagues et les arbres se tordre dans le vent, elle se leva d'un bond et ajusta sa cape.

    Mais alors qu'elle se tournait dans la direction de la Forêt Interdite et de la clairière où avait élu domicile son Sombral, elle aperçut, tout près, une forme étrange qui lui fonçait dessus à vive allure. Elle tira sa baguette de sa poche mais n'eut pas le temps de réfléchir à un sort. La créature percuta ses mollets et continua son chemin, la laissant par terre, le nez dans la boue. Un gros SPLATCH retentit quelques secondes plus tard, pendant qu'elle était occupée à se relever. Elle se tourna vers le Lac Noir, en rangeant sa baguette dans sa poche et parcourut l'étendue d'eau agitée d'un œil alerte. Elle aperçut alors la silhouette d'un homme qui subissait les caprices des vagues. Il semblait inconscient.

    _ Par Merlin ! hurla Juliette en écarquillant les yeux. Nom d'une gargouille !

    Elle fit un pas en arrière. Que devait-elle faire ? A nouveau, elle attrapa sa baguette et la pointa sur l'homme.

    _ Accio homme !

    Rien ne se produisit, comme elle l'avait prévu. Ca aurait été bien trop simple si un sortilège d'Attraction pouvait le sauver. Il devait exister quelques formules magiques capables de le sortir de l'eau mais Juliette n'avait pas réellement le temps d'y penser. Elle retira sa cape trempée et se promit d'écrire un mot au fabricant sur la qualité de l'imperméabilité de son produit. Elle posa ses bottes à côté du caillou en même temps que ses chaussettes. Elle se retrouvait maintenant en chemise et jean Moldu. Ce serait surement moins encombrant qu'une robe de sorcière en velours mais aussi moins résistant à l'eau gelée.
    Sans plus attendre, la jeune enseignante prit son élan et se jeta dans les vagues du Lac Noir. Comme elle l'avait deviné, l'eau était gelée. Dès qu'elle plongea, elle s'arracha un cri de douleur et but la tasse. Ce fut comme si des milliers d'aiguilles traversaient sa peau, encore plus violemment que le faisait la pluie. Elle se mit à nager vers l'inconnu à la fois pour s'en rapprocher mais aussi pour éviter de finir morte de froid.
    Mais après tout, si c'était pour sauver la vie de cet homme qu'elle n'arrivait pas à identifier, ça valait surement le sacrifice...
    Lorsqu'elle l'atteignit, après une nage effrénée, aidée par le courant qu'il les emportaient au loin, elle s'accrocha à une buche qui flottait à côté d'eux. Elle flanqua ensuite une énorme giffle au professeur Morfoz qu'elle venait de reconnaitre dans l'espoir qu'il se réveillerait.
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